Suite à la récente réforme électorale, les communes de plus de 1000 habitants sont concernées par la question de l’étiquette politique. Ainsi, les candidats  qui ont choisi de se présenter sans étiquette (SE) ont la mauvaise surprise de se voir attribuer une « nuance politique » par les services de l’Etat, dans laquelle ils ne se reconnaissent pas. Un mécontentement dont ils ont fait part à Michel HOUEL, président de l’UM77 qui soutient les démarches de l’AMF auprès du Ministre de l’Intérieur.

Dans les communes de plus de 1000 habitants, les candidats déclarent désormais leur étiquette politique qui correspond à la sensibilité politique d’un candidat choisie librement. A cet égard, il est tout à fait possible de se déclarer « sans étiquette ». Cette faculté n’empêche pas l’enregistrement de la candidature par les services de la préfecture et ne peut être modifiée par les services de l’Etat.  Le candidat peut déclarer, s’il le souhaite, une étiquette différente de celle de la liste dans laquelle il se présente soit en l’indiquant formellement sur la déclaration de candidature soit en laissant vide la partie « étiquette » de cette déclaration.

En revanche,  « l’étiquette politique » est distincte de la « nuance politique » qui est, quant à elle, attribuée par les services de l’Etat  à tous les candidats et listes de candidats dans les communes de 1000 habitants et plus, afin de permettre, lors de la centralisation des résultats, leur totalisation par nuance politique sur l’ensemble du territoire. Cette attribution est faite sur la base d’une grille de nuances qui ne prévoit rien pour les candidats sans étiquette puisque y figurent 15 « couleurs » politiques, de l’extrême gauche à l’extrême droite auxquelles s’ajoute une case « autre ».

Les services de l’État ne publient pas les nuances individuelles des candidats. Par contre, les nuances des listes sont rendues publiques, lors de la clôture de toutes les candidatures au 1er comme au 2nd tour et lors des résultats.

Les candidats peuvent demander à connaître la nuance qui leur est attribuée et exercer leur droit de rectification. Ils ont jusqu’au mercredi 19 mars, soit quatre jours avant le scrutin, pour le faire.

Depuis  2012, les Association de maires s’insurgent  devant la « grille individuelle des nuances politiques ». En effet,  dans bon nombre de communes rurales, les candidats s’engagent en faveur de listes d’intérêt local, sans aucune considération politique, avec pour seule ambition d’œuvrer en faveur de leur commune et de ses habitants. Ces candidats, pour la plupart ʺsans étiquetteʺ, ne souhaitent pas être classés, à leur insu, dans une catégorie politique. Afin de respecter cette réalité, il est aujourd’hui indispensable de créer une catégorie « non inscrit ».

À ce jour, les courriers de l’AMF adressés en ce sens au Ministre de l’Intérieur sont restés sans réponse.

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